Les traitements ou médicaments sont fréquemment utilisés en combinaison, par exemple, thalidomide et forte dose de stéroïdes ou Melphalan et prednisone. De plus, de nouveaux traitements et thérapies émergentes deviennent disponibles.
Le cas de chaque patient doit faire l’objet d’une étude. Ce qui fonctionne pour un patient ne fonctionne pas nécessairement pour un autre. Les buts sont similaires, peu importe le traitement recommandé :
Parfois, le meilleur traitement est l’absence de traitement. Si votre myélome est stable ( c’est-à-dire, s’il n’y a aucune progression ou aggravation ), la meilleure solution consiste peut-être tout simplement à surveiller votre condition. Actuellement, il n’existe aucune preuve à l’effet qu’un traitement soit bénéfique aux personnes atteintes de la MGUS ou de myélome asymptomatique ( myélome indolent ), qui n’ont pas subi de traitement ou qui sont en rémission. Une recherche sur les bienfaits d’une thérapie continue ou d’entretien est en cours et il se peut que les approches varient à l’avenir.
Vous avez entendu ces termes, mais que signifient-ils? Un traitement de première intention est un type de thérapie recommandé pour les personnes qui n’ont jamais été traitées pour leur myélome. Lorsque le myélome ne répond pas au traitement ( on parle alors d’une maladie réfractaire ) ou lorsque le myélome s’aggrave après le traitement de première intention (par exemple, une rechute ), une thérapie subséquente, que l’on appelle traitement de seconde intention, est alors nécessaire.
On peut avoir recours au rayonnement à haute énergie pour affaiblir les cellules myélomateuses et prévenir leur croissance. La radiothérapie est un traitement qui vise généralement des parties spécifiques du corps dans le but de traiter les douleurs osseuses et les plasmocytomes. Ce traitement est habituellement en parallèle avec un traitement quelconque de chimiothérapie. Anciennement, on avait recours à l’irradiation complète du corps en préparation à l’autogreffe de cellules souches. Les essais cliniques ont démontré que ceci ne favorise pas les résultats de la greffe mais accentue plutôt les effets secondaires. En général, ce traitement n’est plus utilisé lors d’une autogreffe.
retour au début
L’objectif de la chimiothérapie est de réduire le nombre de plasmocytes dans la moelle osseuse et les protéines qu’elles produisent. La chimiothérapie ne peut « guérir » un myélome mais peut contribuer à la rémission de la maladie ( c’est-à-dire, l’empêcher de progresser ou de s’aggraver ). Ce traitement doit être adapté à chaque patient. Il existe plusieurs formes et combinaisons de régimes chimiothérapeutiques. Certains des plus populaires au Canada sont :
Les personnes atteintes d’un myélome peuvent recevoir un traitement de chimiothérapie par voie intraveineuse, selon un cycle alternatif de périodes de traitement et de repos. Les périodes de repos permettent aux patients de se remettre des effets secondaires associés à la chimiothérapie. Elles favorisent également l’exposition des cellules cancéreuses qui se divisent au traitement. La durée et le type de chimiothérapie dépendent, en partie, de la prévision d’une greffe de cellules souches éventuelle.
Les stéroïdes ( corticostéroïdes ) sont des substances chimiques naturellement produites par la glande surrénale pour aider à prévenir l’inflammation. Les stéroïdes synthétiques les plus fréquemment utilisés dans le traitement d’un myélome sont la prednisone et la dexaméthasone. Les stéroïdes peuvent être administrés seuls ou en combinaison avec d’autres médicaments, comme par exemple, les médicaments de chimiothérapie.
Les cellules souches sont des cellules qui sont parfois utilisées pour « refaire » la moelle osseuse. On retrouve habituellement ces cellules dans la moelle osseuse et dans le sang. Il existe diverses méthodes de greffes de cellules souches chez les patients atteints d’un myélome.
L’autogreffe de cellules souches ( GSC ) est la plus fréquente. On parle d’autogreffe puisque ce sont vos propres cellules souches qui sont utilisées. Les cellules souches peuvent être extraites du sang des veines, ou de votre moelle osseuse. Une greffe comprend les étapes suivantes :
L’allogreffe est caractérisée par l’extraction de cellules souches d’une autre personne, habituellement un frère ou une sœur. Les cellules du donneur doivent être compatibles avec le type de tissu du receveur - à noter que ceci diffère du groupe sanguin et qu’une analyse sanguine spécialisée est nécessaire. Les cellules souches du donneur qui sont greffées peuvent également aider à combattre les cellules myélomateuses qui sont encore présentes dans la moelle osseuse du receveur. On parle alors de réaction du greffon contre le myélome.
Très peu de patients sont de bons candidats pour l’allogreffe. Il est difficile de trouver des donneurs compatibles et la procédure entraîne un plus grand risque de complications, y compris les infections, la réaction de greffon contre l’hôte ( GVHD, une condition potentiellement mortelle alors que la moelle osseuse du donneur s’attaque et détruit les tissus du patient ) et la mort. Pour ces raisons, l’allogreffe n’est pas une thérapie conventionnelle pour le myélome.
Il existe deux types d’allogreffe :
Une greffe gémellaire de cellules souches fait référence à une greffe de cellules souches issues d’un jumeau identique. Le pronostic des greffes gémellaires est meilleur que celui des allogreffes. Toutefois, cette option ne convient qu’à un très petit nombre de patients. Une greffe d’un donneur compatible mais non apparenté fait référence à l’usage de cellules souches issues d’un donneur non apparenté qui a le même type de tissu.
Une autogreffe double peut être effectuée dans certains centres. Lors d’une greffe double, une seconde greffe est prévue six mois après la première. Cette approche peut être souhaitable chez les patients qui ne répondent pas parfaitement à la première greffe ou dont la maladie présente un « risque élevé », en raison de leur âge ou de leur cytogénétique.
On procède actuellement à l’expérimentation d’une GCS suivie d’une mini-allogreffe. Dans ce cas, le patient subit d’abord un traitement de chimiothérapie à fortes doses pour réduire le nombre total de cellules myélomateuses, suivi d’une autogreffe. Par la suite, le patient subit un second traitement thérapeutique suivi d’une allogreffe de cellules souches du donneur. La deuxième étape du traitement, associée à l’allogreffe, devrait contribuer à réduire le nombre de cellules myélomateuses. Traitement d’entretien Il n’a pas encore été établi s’il est nécessaire de poursuivre un traitement après une greffe. Vos options de traitement dépendront de votre état, de vos préférences et d’autres facteurs. Des études sont en cours afin de mieux définir le traitement d’entretien post-greffe. Il est possible que vous puissiez participer à une telle étude - veuillez vous renseigner auprès de votre médecin.
La thalidomide est un agent immunosuppresseur (IMiD). Au lieu de détruire les cellules myélomateuses ( comme le font les médicaments de chimiothérapie ), la thalidomide nuit aux processus sous-jacents qui favorisent la croissance et la reproduction des cellules myélomateuses. La thalidomide :
La thalidomide est utilisée lorsque le myélome n’a pas répondu au traitement ( myélome réfractaire ) ou a réapparu après le traitement ( rechute ). Dans certains pays, elle est également utilisée comme traitement de première intention ou traitement initial. Elle peut être utilisée seule ou en combinaison avec d’autres médicaments comme la dexaméthasone, la prednisone ou le melphalan.
Le bortézomib est un inhibiteur du protéasome, un type de la nouvelle génération de « traitements biologiques ». Il agit sur les cellules myélomateuses et les cellules qui inhibent la croissance et la reproduction des plasmocytes et favorisent la mort de ces cellules. Le bortézomib est administré par voie intraveineuse, habituellement quatre fois à chaque trois semaines. Le bortézomib est approuvé en combinaison avec le melphalan et la prednisone (VMP) comme traitement de première intention pour les patients qui ne sont pas admissibles à une greffe de cellules souches. Lors d’une rechute, le bortézomib peut être utilisé seul ou en combinaison avec la dexaméthasone ou le doxorubicin.
Tout comme la thalidomide, la lénalidomide est un agent immunomodulateur (IMiD) mais elle est plus puissante et affiche un profil d’effets secondaires différent de celui de la thalidomide. La lénalidomide possède de multiples mécanismes d’action qui nuisent aux cellules cancéreuses et leur microenvironnement. La lénalidomide est approuvé en combinaison avec le dexaméthasone comme traitement pour les patients atteints de myélome multiple qui ont reçu au moins un traitement antérieur.
Certaines thérapies sont en cours d’élaboration. Au début de 2009, on retrouvait, parmi les essais cliniques en cours au Canada, un nouvel inhibiteur du protéasome (carfilzomib), un anticorps monoclonal (CNTO 328) et le tanespimycin, une nouvelle famille de médicaments appelée inhibiteurs de la protéine de choc thermique 90 (Hsp90). D’autres approches font actuellement l’objet d’essais. Entre autres :
Certains de ces nouveaux traitements visent non seulement les cellules myélomateuses, mais également le micromilieu de la moelle osseuse ( l’environnement ) dans lequel vit le myélome. L’un des aspects les plus intéressants de la recherche actuelle réside dans les découvertes au sujet de la génétique de la maladie. Éventuellement, les connaissances en matière de génétique du myélome nous permettront de personnaliser davantage le traitement. Pour de plus amples renseignements au sujet des nouveaux traitements et thérapies émergentes, veuillez cliquez sur l’onglet “ Recherche et Essais Cliniques” sur notre site, ou consultez le “Myeloma Matrix: du site Web de l’IMF (International Myeloma Foundation) (www.myeloma.org) et le site Web du US National Institute of Health (www.clinicaltrials.gov).
Cliquez ici pour obtenir la version PDF du guide...
Pour obtenir la version PDF du bilan de l'année 2011Cliquez ici
Myélome Canada est affilié à International Myeloma Foundation, la plus ancienne et importante organisation sur le myélome
Myélome Canada tient à remercier ses commanditaires du site Web pour leurs subventions à visée éducative sans restrictions