L’accumulation de protéines myélomateuses dans la moelle osseuse peut causer divers problèmes médicaux.
Il est important que de tels problèmes soient identifiés, surveillés et traités.
Les os en santé se modifient continuellement ( résorption ) afin de permettre le remodelage osseux. Il existe deux types de cellules importantes pour les os:
Les cellules myélomateuses stimulent les ostéoclastes, les cellules qui résorbent le tissu osseux, tout en inhibant les ostéoblastes, les cellules qui favorisent la formation d’un nouveau tissu osseux. Lorsque la résorption est plus importante que la formation, il peut y avoir : 1) des parties endommagées ou des « parties creuses » dans les os que l’on appelle lésions ostéolytiques ou lytiques ; ou 2) un amincissement progressif du tissu osseux ( ostéoporose ).
Si le tissu osseux s’amincit ou si vous présentez des lésions lytiques : Vous êtes exposé à un plus grand risque de fracture. Parfois, même les activités quotidiennes peuvent entraîner des fractures. Les patients atteints d’un myélome qui souffrent d’une maladie osseuse peuvent subir des fractures des côtes ou des fractures par compression des vertèbres de la colonne vertébrale. Vous pouvez ressentir des douleurs osseuses. La plupart des patients atteints d’un myélome ressentent éventuellement des douleurs osseuses. Les patients ont souvent recours aux mots « continue », « profonde » et « aiguë » pour décrire la douleur osseuse. La douleur est souvent localisée et plus intense lorsque vous bougez ou changez de position. Les fractures par compression des vertèbres sont possibles et entraînent la neuropathie et la douleur. Que fait-on dans le cas de maladies osseuses associées au myélome ? Rayons X squelettiques et test de densité osseuse ( un rayon X particulier ) sont utilisés pour surveiller la perte osseuse et pour vérifier les zones endommagées. Les personnes atteintes d’un myélome se voient souvent prescrire un bisphosphonate, comme le pamidronate ( Aredia® ) ou l’acide zolédronique ( Zometa® ) pour renforcer leurs os. La radiothérapie peut être utilisée pour traiter certaines lésions osseuses et atténuer la douleur. Il est recommandé d’éviter la radiation prolongée de la colonne vertébrale et des os longs puisque ceci peut mener à une suppression prolongée de la moelle osseuse. Anciennement, les fractures vertébrales ( fractures dans la colonne vertébrale ) étaient traitées par une vertébroplastie, procédé par lequel du ciment orthopédique est injecté dans la vertèbre affectée dans le but de la stabiliser. Une alternative est la cyphoplastie ; processus par lequel un ballon est inséré dans la vertèbre fracturée et gonflé afin de surélever la section endommagée. La cavité est ensuite remplie de ciment orthopédique, stabilisant ainsi les vertèbres et préservant la hauteur établie.
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En envahissant la moelle osseuse, le myélome peut mener à une réduction du nombre de globules rouges. Les globules rouges sont importants puisqu’ils contiennent l’hémoglobine. L’hémoglobine transporte l’oxygène des poumons aux cellules de votre corps, vous donnant de l’énergie et de l’endurance. L’anémie fait référence à un taux d’hémoglobine inférieur à 120 g/L chez une femme et à 130 g/L chez un homme. La nécessité de traiter l’anémie dépendra du taux d’hémoglobine, de la rapidité de changement du taux, et de votre état.
Que fait-on dans le cas de maladies osseuses associées au myélome ? Rayons X squelettiques et test de densité osseuse ( un rayon X particulier ) sont utilisés pour surveiller la perte osseuse et pour vérifier les zones endommagées. Les symptômes de l’anémie comprennent : Un sentiment de fatigue extrême, même lorsque vous bénéficiez d’un repos suffisant De la pâleur De l’essoufflement même après un effort léger De la difficulté à accomplir les tâches quotidiennes, à se concentrer ou à se rappeler de certaines choses De la faiblesse ou des étourdissements Certaines personnes font état de maux de tête, de douleurs dans les jambes ou de sensation de froid. Options de traitement : Si votre anémie est causée par un changement dans votre alimentation, on peut recommander la modification de vos habitudes alimentaires ou la prise d’un supplément de fer, de vitamine B12 ou d’acide folique. Vérifiez toujours avec votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre du fer, un supplément vitaminique ou un produit naturel sans ordonnance, en vente libre. Certains suppléments ou remèdes peuvent interagir avec les médicaments prescrits. Les transfusions sanguines peuvent être utilisées pour traiter les cas sévères d’anémie et peuvent rapidement augmenter le taux d’hémoglobine à court terme. Un médicament peut être prescrit pour stimuler le corps à produire plus de globules rouges. L’époétine alfa ( Eprex® ) et la darbapoïétine alfa ( Aranesp® ) comportent des versions de l’hormone humaine érythropoïétine, qui stimule la production de globules rouges dans la moelle osseuse. Les deux médicaments sont administrés par injection sous-cutanée ( une injection sous la peau ).
Le myélome et certains de ses traitements peuvent affecter la production normale d’anticorps et réduire le taux de globules blancs. Ceci peut rendre une personne vulnérable aux infections. Une personne qui présente ce problème peut avoir des infections répétitives ou des maladies, plus particulièrement des infections respiratoires ou prendre plus de temps que la normale à s’en remettre.
Plusieurs infections ne peuvent être prévenues. Il est donc important de les traiter dès leur apparition. La fièvre ou autres signes d’infection ou de maladie devraient être rapportés immédiatement à votre équipe de soins. Des antibiotiques peuvent être nécessaires. Il est important de subir un examen dentaire complet avant de débuter un traitement. Compte tenu du risque élevé d’infection, il est possible que les patients atteints d’un myélome aient besoin d’antibiotiques avant une intervention dentaire.
Les protéines M produites par le myélome sont éliminées par les reins. Avec le temps, un taux anormalement élevé de protéines M dans le sang et l’urine peut porter atteinte aux reins. C’est pour cette raison que la fonction rénale est vérifiée régulièrement par analyse de la créatinine dans le sang.
La meilleure façon de prévenir les dommages aux reins ( affection rénale ) est de traiter le myélome et de maintenir le niveau de protéines M aussi bas que possible. Parfois, mais pas souvent, lorsque le dysfonctionnement rénal est grave, une dialyse peut être nécessaire.
Lorsqu’un os se détériore, il libère du calcium dans le flux sanguin. Si le myélome cause des lésions osseuses importantes, le sang peut développer un taux anormalement élevé de calcium. Cette condition est connue sous le nom d’hypercalcémie. L’hypercalcémie est une complication du myélome qui peut être traitée. Les symptômes peuvent comprendre la constipation, la miction fréquente, la faiblesse et, dans les cas extrêmes, la confusion.
Le myélome peut mener à d’autres complications sanguines, même si la plupart sont plutôt rares. Si le nombre de plaquettes dans le sang est inférieur au taux normal, la coagulation en sera affectée. Ceci peut mener à des ecchymoses ou des saignements anormaux. Certains médicaments, comme la thalidomide et la lénalidomide ( Revlimid® ) peuvent également augmenter le risque de caillots sanguins dans les veines, comme dans les jambes par exemple. La thrombose veineuse profonde est une complication dangereuse potentielle. Un anticoagulant peut être prescrit pour réduire ce risque. Chez un petit pourcentage des patients, un taux élevé de protéines M peut causer un épaississement du sang (connu sous le nom d’hyperviscosité). Si cette situation se présente, le flux sanguin à la peau, aux doigts, aux orteils, au nez, aux reins et au cerveau peut être affecté.
Il existe trois causes principales de douleur chez les patients atteints d’un myélome :
Le type de traitement requis dépendra de la cause de votre douleur, de sa sévérité et de votre réponse aux divers traitements. D’autres traitements peuvent s’avérer utiles. Par exemple, les douleurs osseuses peuvent être soulagées par la radiation ou les bisphosphonates, et la douleur névralgique causée par des fractures par compression peut être soulagée par une vertébroplastie ou une cyphoplastie.
Il existe trois grandes catégories d’analgésique : Opioïdes faibles comme la codéine, le Percocet®/Percodan® et l’Oxycet® . Anti-inflammatoires non stéroïdiens ( AINS ), qui comprennent les médicaments sans ordonnance comme l’acide acétylsalicylique ( AAS, Aspirin® ), l’ibuprofen ( Motrin®, Advil® ) et les médicaments sous ordonnance comme les inhibiteurs COX II ( Celebrex®, Mobicox® ). Les AINS peuvent augmenter le risque d’atteinte rénale et ne sont habituellement pas recommandés pour un usage régulier. Opioïdes plus forts à libération rapide ( mépéridine ou Demerol® ), ou à action lente ( MSContin®, OxyContin® ).
Encore une fois, chaque situation doit faire l’objet d’une discussion avec votre médecin afin d’évaluer les meilleures options de traitement. Un certain temps sera peut-être nécessaire pour trouver le bon traitement pour vous. Dans les cas graves, il peut être nécessaire d’avoir recours à un spécialiste de la douleur.
Il semble que la neuropathie périphérique soit un effet secondaire de certains médicaments comme la thalidomide, le bortézomib ( Velcade® ) et la vincristine, utilisés pour traiter le myélome. La neuropathie est habituellement ressentie dans les pieds, les jambes, les mains et les bras et diffère de la douleur osseuse.Ces sensations peuvent apparaître spontanément sans mouvement ou s’intensifier la nuit. Parmi les caractéristiques de la douleur neuropathique, on note :
La neuropathie d’origine médicamenteuse doit être traitée différemment de la douleur osseuse ou des lésions nerveuses résultant de la compression de la colonne vertébrale. Il peut s’avérer nécessaire de cesser ou de réduire l’usage du médicament causant la neuropathie. Les types de médicaments utilisés pour traiter la douleur neuropathique comprennent :
Certaines approches alternatives non conventionnelles ont été proposées pour le traitement de la neuropathie. Cependant, à l’heure actuelle, rien n’a encore permis de prouver leur efficacité.
Chez les patients atteints d’un myélome, la santé dentaire est très importante. Invitez votre dentiste à discuter avec votre oncologue des précautions spéciales, plus particulièrement durant votre traitement. Vérifiez si votre centre de cancer est doté d’une clinique dentaire. Avant d’entamer une thérapie, assurez-vous de subir un examen dentaire complet.
L’ostéonécrose de la mâchoire ( ONJ ) est un effet secondaire plutôt rare relié à l’usage à long terme de bisphosphonates. L’examen des patients d’un des plus importants centres de myélome du Canada, l’hôpital Princess Margaret de Toronto, a démontré que 2 % des patients qui prenaient du pamidronate avaient développé une ostéonécrose. L’ostéonécrose peut survenir spontanément, mais il semble toutefois qu’elle apparaisse après un traitement dentaire, plus particulièrement une intervention traumatique, comme une extraction. Le risque d’ostéonécrose semble être plus élevé chez les patients traités à l’acide zolédronique ( Zometa® ), que chez les patients traités au pamidronate ( Aredia® ).
S’il est possible qu’on vous prescrive des bisphosphonates, assurez-vous d’abord de subir un examen dentaire complet et que toutes les interventions correctrices sont complétées. Après avoir commencé l’usage de bisphosphonates, il est recommandé :
Les interventions dentaires restauratrices comme les obturations, les ponts et les canaux radiculaires sont plutôt sécuritaires, pour autant que les plaies soient plutôt petites et que surfaces rugueuses soient adoucies.
Pour atténuer le risque d’ostéonécrose de la mâchoire, plusieurs centres de cancer modifient la façon dont sont prescrits les bisphosphonates, en réduisant soit la dose ou la durée du traitement.
Tous les médicaments prescrits ont un effet prévisible, et des effets secondaires qui sont plus ou moins souhaitables. Votre équipe de soins, plus particulièrement votre pharmacien et votre infirmière, peuvent vous expliquer les effets secondaires possibles associés aux médicaments prescrits, vous indiquer lesquels doivent être rapportés immédiatement et ce qui peut être fait pour les atténuer.
Les principaux effets secondaires de la chimiothérapie sont : Les nausées et vomissements — les antiémétiques peuvent vous aider à prévenir et contrôler les nausées et les vomissements. Le fait d’éviter les odeurs fortes et de prendre de l’air frais peut également aider. Les vomissements peuvent mener à la déshydratation. Il est donc important de prendre régulièrement de petites gorgées de liquide froid. La chute des cheveux ( alopécie ) est un effet de plusieurs, mais pas tous les traitements de chimiothérapie. Si vous perdez vos cheveux durant le traitement, rappelez-vous que vos cheveux repousseront lorsque le traitement sera terminé. Changements dans la bouche — selon le type de traitement de chimiothérapie, il se peut que vous notiez les effets secondaires suivants : lésions buccales, lésions ou bouche sèche. Des médicaments ou un rince-bouche spécialement conçu peuvent contribuer à prévenir ou traiter les ulcères buccaux. Lors d’un traitement de chimiothérapie à fortes doses par voie intraveineuse ( par exemple : melphalan ), sucez de la glace concassée pour contribuer à prévenir les lésions buccales. Adoptez une bonne hygiène buccale en brossant vos dents régulièrement à l’aide d’une brosse à dents souple, et essayez d’éviter les irritants, comme les aliments épicés, salés ou piquants. Si vous avez une lésion ou la bouche sèche, évitez les aliments qui collent à votre palais ( par exemple : beurre d’arachide ou chocolat ) et les rince-bouche qui contiennent de l’alcool. Humidifiez votre nourriture avec une sauce et essayez de boire à l’aide d’une paille ou de sucer des cubes de glaces ou des friandises glacées. Le manque d’appétit — à certains moments au cours de votre traitement, il est possible que vous n’ayez pas d’appétit. Pour éviter de perdre du poids, essayez de manger fréquemment durant la journée de petites quantités de nourriture, plus particulièrement des fruits et légumes frais. Si vous avez faim à un moment particulier de la journée, mangez votre repas principal à ce moment. Peu importe ce que vous mangez, assurez-vous de consommer suffisamment de liquides.
Les corticoïdes ( stéroïdes ) comme la dexaméthasone et la prednisone sont fréquemment utilisés pour traiter le myélome. Parmi les effets secondaires, on note : La rétention hydrique et l’enflure, plus particulièrement si vous souffrez d’insuffisance cardiaque congestive. L’augmentation du taux de glycémie, ce qui est inquiétant chez les patients atteints de diabète ou susceptible de développer le diabète. L’insomnie. L’augmentation de l’appétit. L’indigestion ou les brûlures d’estomac - parlez avec votre médecin concernant la médication nécessaire pour prévenir ce problème. Le hoquet. La vision floue. Les changements d’humeur et émotionnels, comme la dépression, l’agitation, l’anxiété et même la psychose.
Parmi les autres effets qui peuvent se développer après un usage à long terme de doses élevées de stéroïdes, on note le syndrome de Cushing ( prise de poids et « visage en demi-lune » ), l’ostéoporose ou la perte osseuse, et la faiblesse musculaire. La fatigue, la dépression et les cataractes sont d’autres effets secondaires potentiels.
Certaines études suggèrent que près de 40 % des patients atteints d’un cancer présentent des symptômes de dépression ou d’anxiété. Lorsque vous faites face à votre maladie, des périodes de cafard et de dépression sont fréquentes. Après tout, vous vivez plusieurs changements. Il est possible que vous ne vous sentiez plus comme la même personne et que les changements physiques et psychologiques affectent votre estime de soi. Parlez à un professionnel de la santé si vous ressentez au moins cinq des symptômes suivants pendant plus de deux semaines :
Si la dépression persiste pendant plusieurs semaines sans s’atténuer ou si elle est assez grave pour nuire à vos activités quotidiennes, il est possible que vous ayez besoin d’aide. Partagez vos sentiments avec votre médecin, infirmier ou conseiller. Parfois, le simple fait de parler à quelqu’un suffit. Dans d’autres cas, des médicaments peuvent être prescrits pour atténuer les symptômes de la dépression.
Plusieurs vitamines, suppléments et phytothérapies peuvent interagir avec vos médicaments pour le cancer.
Avant de prendre des vitamines, un supplément vitaminique ou d’entamer une phytothérapie, veuillez discuter avec votre médecin et/ou votre pharmacien.
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