Parfois les médecins décèlent le myélome après une analyse de sang routinière. Dans la plupart des cas, les médecins soupçonnent un cas de myélome multiple à la suite d’une radiographie pour un os fracturé. Habituellement, toutefois, les patients se rendent chez le médecin parce qu’ils présentent d’autres symptômes.
En bref, les tests de dépistage/diagnostic permettent de déterminer si vous êtes atteints d’un myélome et le stade de votre maladie.
Certains tests de pronostic peuvent même identifier les anomalies génétiques des plasmocytes cancéreux. Les tests de pronostic vous aident, ainsi que votre médecin, à déterminer la meilleure option de traitement.
Qu’il s’agisse d’un test de dépistage/diagnostic ou de pronostic, l’examen comprendra une analyse de sang, d’urine et de la densité osseuse. La fréquence de ces analyses dépendra :
Pendant qu’elles sont en traitement, certaines personnes doivent se soumettre à un test de pronostic à chaque mois ou même chaque semaine; dans certains cas, les analyses ne sont pas nécessaires à une si grande fréquence. Il n’existe pas ‘de moment’ spécifique pour les analyses – chaque cas doit faire l’objet d’une évaluation.
Test de dépistage/diagnostic
Test de pronostic
Objectif
Pour déterminer si vous êtes atteint d’un myélome
Pour procéder à la stadification de votre maladie, pour déterminer la sévérité (agressivité) de votre maladie, pour déterminer si vous répondez au traitement
Moment
Au moment du diagnostic
Au besoin, tout dépendant de votre condition et de vos traitements
Types d’analyse
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Un hémogramme permet de déterminer le nombre de globules blancs, de globules rouges ainsi que le nombre de plaquettes dans le sang. Lors de l’examen des résultats de l’hémogramme, votre médecin vérifiera s’il y a une:
Même si les valeurs peuvent varier, les résultats normaux d’un hémogramme sont résumés dans le tableau suivant. Les valeurs qui s’éloignent de façon considérable des valeurs standards soulèveront des questions et pourraient mener à la nécessité d’effectuer d’autres analyses.
Numération
Définition
Écart normal*
(valeurs canadiennes)
(valeurs américaines)
Erythrocytes (GR)
Les érythrocytes sont également connus sous le nom de globules rouges ou hématie. Les érythrocytes sont responsables du transport de l’oxygène et du monoxyde de carbone entre les poumons et les tissus du corps. Un érythrocyte n’est ni plus ni moins qu’une enveloppe pour l’hémoglobine. Un faible taux de globules rouges, un faible taux d’hémoglobine ou de l’hématocrite sont des signes d’anémie qui peuvent causer une fatigue physique et mentale
F : 4,1 à 5,1 x 1012/L H : 4,5 à 5,3 x 1012/L
Hémoglobine (Hb)
Protéine contenant du fer dont la fonction est d’acheminer l’oxygène aux globules rouges
F : 120 à 160 g/L H : 130 à 180 g/L
F : 12 à 16 g/dL H : 13 à 18 g/dL
Hématocrite (HCT)
Détermine le volume de globules rouges par rapport au volume sanguin
F : 36 à 46 p. cent H : 37 à 49 p. cent
Leucocytes (GB)
Les globules blancs ou leucocytes sont des cellules du système immunitaire qui protègent le corps contre les maladies infectieuses et les corps étrangers. Un faible taux de globules blancs augmente le risque d’infection.
Les neutrophiles combattent les infections bactériennes et s’attaquent aux processus inflammatoires bénins. Ils sont habituellement les premiers à répondre aux infections bactériennes.
Les lymphocytes sont responsables de la réponse immunitaire. Il existe deux principaux types de lymphocytes : les cellules B et les cellules T.
Les monocytes sont de gros globules blancs qui ingèrent les microbes ou autres cellules et particules étrangères.
Les basophiles sont impliqués dans les réactions d’hypersensibilité immédiates, dont les réactions allergiques aux piqûres d’abeille, et sont également impliqués dans certaines réactions d’hypersensibilité tardives.
Les éosinophiles combattent les infections parasitaires; ils contrôlent également les mécanismes associés aux allergies et à l’asthme.
Total GB:
3,5 à 10,5 x 109/L Neutrophiles: 1,7 à 7,0
Lymphocytes: 0,9 à 2,9 Monocytes: 0,3 à 0,9 Basophiles: 0,0 à 0,3 Eosinophiles: 0,05 à 0,5
Plaquettes
Les plaquettes (ou thrombocytes) jouent un rôle dans le processus de coagulation du sang. Un faible taux de plaquettes prédispose à l’hémorragie alors qu’un taux élevé peut augmenter le risque de thrombose.
150 à 450 x 109/L
*Veuillez noter que les valeurs standards peuvent varier d’un laboratoire à l’autre. Les valeurs indiquées ne sont qu’à titre d’information.
Une fois que le diagnostic de myélome est posé, des analyses de sang encore plus spécialisées peuvent être effectuées pour confirmer le diagnostic et déterminer le type de myélome dont vous êtes atteint.
Lorsqu’il soupçonne un myélome, le médecin peut recommander une analyse d’urine pour :
Une analyse d’urine sur 24 heures peut être effectuée pour déterminer la quantité de protéine dans l’urine au cours d’une journée. Une électrophorèse des protéines dans l’urine (EPU) peut être effectuée pour identifier la présence de chaînes légères libres dans l’urine et pour évaluer la fonction rénale. S’il y a présence de chaînes légères libres, votre médecin pourra recommander l’immunofixation urinaire ou une analyse de sang. Ces analyses peuvent aider à déterminer le stade de la maladie et la réaction de la maladie au traitement.
Les rayons X peuvent être utilisés pour déterminer s’il y a eu changement dans la structure osseuse et la présence de lésions ostéolytiques dans les os (parties creuses). Une étude des os (squelettique) consiste à effectuer plusieurs rayons X du crâne, de la colonne vertébrale, des bras, des côtes, du bassin et des jambes. Quoique moins fréquentes, d’autres techniques d’imagerie peuvent être utilisées, comme l’imagerie par résonance magnétique (IRM), la tomodensitométrie (TDM) ou la tomographie par émission de positrons (TEP).
Des échantillons de moelle osseuse peuvent également être prélevés pour déterminer le nombre de plasmocytes. Il existe deux techniques de prélèvement de la moelle osseuse. Dans les deux cas, la moelle est habituellement prélevée dans la hanche ou dans le sternum (par aspiration seulement).
Prélèvement de la moelle osseuse – une aiguille est utilisée pour prélever un échantillon du liquide de la moelle osseuse. En plus d’examiner l’échantillon au microscope, on peut procéder à l’étude de la génétique (cytogénétique) des plasmocytes. Biopsie de la moelle osseuse – une aiguille à biopsie est insérée dans un os et, grâce à un mouvement de rotation, un petit échantillon de tissu osseux est recueilli dans l’aiguille. Une biopsie est normalement effectuée lors du diagnostic initial et il se peut qu’il ne soit pas nécessaire de la répéter.
Prélèvement de la moelle osseuse – une aiguille est utilisée pour prélever un échantillon du liquide de la moelle osseuse. En plus d’examiner l’échantillon au microscope, on peut procéder à l’étude de la génétique (cytogénétique) des plasmocytes.
Biopsie de la moelle osseuse – une aiguille à biopsie est insérée dans un os et, grâce à un mouvement de rotation, un petit échantillon de tissu osseux est recueilli dans l’aiguille. Une biopsie est normalement effectuée lors du diagnostic initial et il se peut qu’il ne soit pas nécessaire de la répéter.
Cytogénétique est l’étude de la structure des chromosomes (les molécules d’ADN qui constituent vos gènes). Les deux techniques les plus fréquemment utilisées dans la cytogénétique d’un myélome sont le caryotypage et l’hybridation in situ par fluorescence (FISH).
Caryotypage – un moyen d’examiner les chromosomes d’une cellule individuelle disposés en paires et classés selon leur taille. Ce type d’examen permet de déceler les changements génétiques majeurs, comme la présence d’un chromosome supplémentaire. FISH – on utilise une sonde fluorescente pour déterminer la présence ou l’absence d’un segment particulier de l’ADN. Cette technique permet de détecter les plus petits changements, comme la translocation ou le réarrangement des segments de chromosome. haut de page
Caryotypage – un moyen d’examiner les chromosomes d’une cellule individuelle disposés en paires et classés selon leur taille. Ce type d’examen permet de déceler les changements génétiques majeurs, comme la présence d’un chromosome supplémentaire.
FISH – on utilise une sonde fluorescente pour déterminer la présence ou l’absence d’un segment particulier de l’ADN. Cette technique permet de détecter les plus petits changements, comme la translocation ou le réarrangement des segments de chromosome.
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